S’il y a une chose que l’on ne peut reprocher à Facebook et à l’ami Zuckerberg; c’est son manque de résilience… mais quant à son leadership, son sens de l’innovation; on peut commencer à se poser des questions, non ? Par contre, quel Réseau Social il a su construire; en passe de devenir un essaim de Communautés en ligne ? Ça, c’est une autre histoire !
Nul ne remettra en question l’éclair de génie, d’aucuns diront un sens pratique aigu au sens de « La nécessité est la mère de toutes les inventions », qui donna le jour à la plateforme Facebook et bien sûr, que Facebook a bien muri depuis sa fondation et connait une croissance fulgurante, que dis-je époustouflante, depuis 2 ans; mais là, l’ami Zuckerberg se ferait-il de plus en plus « gestionnaire / politicien » et de moins en moins visionnaire ? La question se pose.
Capacité d’adaptation ou manque de vision ?
En fait, il fallut du cran et de la résilience pour porter Facebook à bout de bras lors des premières années et l’ami Zuckerberg fit quelques très bons coups; notamment en s’alliant à des partenaires expérimentés (co-fondateur de PayPal, Peter Thiel, Accel Partners, Greylock et puis en 2008, Microsoft) qui lui assurèrent par la même occasion du capital de risque, ce qui lui permit de faire croître Facebook, mais ça, tout le monde le sait.
Mais là, parallèlement à sa croissance fulgurante et ses bons coups, il essuya aussi quelques cuisants échecs. D’abord, il sût reconnaître, comme nous tous d’ailleurs ou presque, la vague de fond « temps réel » et essaya d’acheter Twitter au cours des deux dernières années mais sans succès; alors, il fit la 2e meilleure chose à faire en remplacement : il intégra les notifications en temps réel sur Facebook. If you can’t beat them…
Puis, il remarqua, difficile de faire autrement, l’autre vague de fond de « géo-localisation » et tenta / tente toujours d’acheter / s’affilier à FourSquare, toujours sans succès; alors, il fait la 2e meilleure chose à faire en remplacement : il intègre la géo-localisation sur Facebook en autres avec des partenariats… avec McDonald’s. Qui l’eût cru ? If you can’t beat ‘em… cheat ‘em!
Bref, ça fait 2 grosses vagues que l’ami Zuckerberg reçoit sur la tête, trop occupé à regarder… sur la plage plutôt que d’essayer de voir venir les nouvelles vagues en provenance du large !!!
Et pour compléter le tableau, il nous fait le coup des renseignements personnels « wide open » pour en faire profiter la nouvelle pléthore d’entreprises qui veulent tirer profit des nouvelles fonctionnalités « Like » et ce, malgré la grogne qui monte à cet effet depuis au moins un an un peu partout sur la planète, pour finalement s’excuser publiquement cette semaine et ouvrir la porte à un « retour vers le futur » en termes de « privacy settings ». Hum !
Et puis là, ne me dites surtout pas : pas de problème, il va « adresser le problème »1; parce que je vous mets un gros timbre sur le front et je vous jette tête première dans la première boîte aux lettres que je trouve. Non mais celle-là, je ne peux plus la souffrir !
Alors, je repose la question : « L’ami Zuckerberg a-t-il développé une grande capacité d’adaptation comme tout bon gestionnaire / politicien apprend à le faire ou a-t-il tout simplement perdu son talent de visionnaire ? »
On a déjà connu ça en musique; des bands d’un seul hit… à vie ! Pourquoi pas en Web ?
Aidez-moi… mes amis
Y a-t-il d’autres vagues que l’ami Zuckerberg va essayer de rattraper sous peu ? Je ne sais ce à quoi vous pensez, mais moi, je vois tout de suite une avenue possible et là encore; malheureusement pour lui, l’ami Zuckerberg sera encore à la traîne : LinkedIn.
Oui mais ce n’est pas une nouvelle vague, me direz-vous et avec raison; cependant, depuis que notre ami a instauré / institué son bouton (fonctionnalités) « Like », ses modules sociaux, le protocole Open Graph, et l'API Graph, on ne compte plus le nombre de développeurs Facebook ( 1 M) qui rivalisent d’ingénierie pour créer non seulement des nouveaux services sur Facebook mais aussi de nouveaux types d’interactions avec le monde externe et/ou avec des services / réseaux externes dont les entreprises ne sont pas les moindres. Alors, je prédis que n’est pas loin le jour où Facebook se mettra en tête d’offrir des services carrières / business « à la LinkedIn ».
FaceIn.
Pourquoi ? En fait, c’est tout simple. Vous admettrez avec moi que, si pour l’instant vous gardez vos contacts « affaires » sur LinkedIn et vos contacts perso sur Facebook, vous sautez de plus en plus allégrement d’un réseau à l’autre et que la frontière entre les deux réseaux vous apparaît de plus en plus floue, non ? De plus, les nouveaux modules et protocoles Facebook ouvrent un univers pratiquement infini de possibilités en termes d’interactions tant services qu’individus !
Mentionnons au passage que LinkedIn est l’endroit idéal pour afficher son CV en ligne, rechercher des ressources, annoncer des ressources/services et développer un réseau d’affaires; bref, rien de sorcier, quoi !
Et finalement, l’ami Zuckerberg est ambitieux comme ce n’est pas possible et comme il manque de vision ces jours-ci; alors, il s’adaptera plutôt et il ira vers une cible facile : LinkedIn.
Écoutez, je ne sais vers quelle nouvelle vague Facebook va se tourner mais, en attendant, l’ami Zuckerberg devra compter sur sa grande capacité d’adaptation sinon une grande partie du membership qui fait sa richesse, soit dit en passant estimée 15 Milliards US $, risque de procéder à un FaceOut !
Et pourquoi l’ami Mark ne recourt-il pas à ses amis Facebook pour l’aider dans sa tâche ? Il pourrait capitaliser sur l’Intelligence collective du plus grand réseau social de la planète; pas mal comme bassin de ressources, non ? Quelqu’un pourrait créer une page Facebook… d’aide à M. Zuckerberg dans sa quête d’un avenir meilleur pour Facebook.
Et pour en avoir le cœur net sinon l’esprit plein, il y a toute une pléiade d’orateurs tous plus intéressants les uns que les autres qui, en fait, traiteront des Réseaux Sociaux et des Communautés en ligne au Webcom Montréal 2010 dont l’incontournable Clara Shih, auteure de The Facebook Era, Julien Smith, Tara Hunt, Chris Heuer et Kristie Wells, Connie Bensen, Jean-François Renaud, Sean Power, Jeff Pulver et tant d’autres !
Bon Webcom 2010,
Denis P van Chestein
N.B. Ce billet est inspiré d’une discussion libre avec l’ami Alexandre Gervais.
1 Pour ceux et celles qui manquent de vocabulaire; en français, « to address a problem or an issue » peut se traduire de mille et une façons : aborder, analyser, examiner, investiguer, traiter, etc., un problème. Si vous manquez de ressources, dites-vous que Word contient des fonctions / boutons « Grammaire et orthographe », « Dictionnaire des synonymes » et « Traduction » et Druide fait d’excellents outils linguistiques sur Mobile aussi, alors… Si vous faites encore cette même faute, retournez à l’école, vous avez raté une étape fondamentale de votre éducation; ça s’appelle « Notions élémentaires et vocabulaire de base en Français ».